Comment en finir avec la cigarette définitivement !

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Si vous êtes fumeur, l’idée vous a certainement traversé l’esprit plus d’une fois : Arrêter de fumer ! Oui mais comment ? 

 

De quoi on parle, autopsie du problème

 

 

 

 

Je vous propose ici de vous faire partager ma longue expérience dans ce domaine mais avant de commencer, ne perdez pas de vu que lorsqu’on a été fumeur on le reste même une fois devenu abstinent, la vigilance est toujours de rigueur !

 

La publication de cet article coïncide avec l’anniversaire de mes un an d’arrêt, pas énorme me direz-vous ? Mais en sachant que j’ai déjà fumé la moitié de ma vie, mine de rien, c’est une prouesse dont je suis fière et ne peux m’empêcher de partager avec la blogsphère et les fumeurs en mal d’arrêt. Oui arrêter de fumer c’est possible, sans déprimer, sans frustration et sans grossir j’ai envie de dire mais bon cela ne peut pas se faire sans effort et chacun réagit à sa façons.

Je vais donc vous donner quelques clés pour la réussite de votre challenge en vous donnant les moyens de vous attaquer à la racine du problème et pas seulement aux symptômes pour un arrêt durable et avec un capital bien être accru ! En fait, vous aurez tout à y gagner !

  • Vous allez gagner de l’argent en économisant sur votre budget cigarette
  • Vous allez gagner en capital bien être
  • Vous allez gagner en confiance en vous
  • Vous allez gagner en indépendance
  • Vous retrouverez le plaisir de sentir, goûter
  • Vous aurez meilleure haleine
  • Vous ne sentirez plus le tabac froid
  • Vous pourrez vous payer un sourire à l’américaine
  • Vous ne vous sentirez plus comme un paria de la société (fumer c’est devenu has been)
  • Si vous êtes écolo, amateur de légumes bio vous serez congruent par rapport à vos convictions !
  • Vous ne donnerez plus d’argent à l’état en impôt déguisé
  • Vous n’alimenterez plus l’industrie du tabac
  • Vous n’aurez plus à sortir en plein hiver pour recevoir votre dose de nicotine
  • Paradoxalement vous serez plus cool et moins stressé
  • Vous ne culpabiliserez plus…..

En fait la liste est longue et non exhaustive, les motivations sont vraiment propres à chacun !

En ce qui me concerne, j’avais déjà effectué de nombreuses tentatives avec des résultats plus ou moins heureux disons entre 3 semaines et 7 mois d’ arrêt avec rechute systématique mais la persévérance paye, le 3 juillet 2012 cela fera 1 an exactement !

 

Premièrement chose à savoir : Soyez indulgent avec vous-même !

 

J’ai envie de vous dire que la rechute est presque inévitable, alors pardonnez-vous cet état de fait. il n’y rien de tragique à ça. La preuve avant cette tentative j’avais déjà fait de nombreuses essais et cela ne veut pas dire que vous n’avez pas de volonté, que vous êtes nul, que vous ne valez rien, que vous êtes trop accro et que cela ne sert à rien vous n’y arriverez jamais. Un arrêt, même d’une semaine, prouve que vous êtes capable de vivre sans, même sur une courte période d’une semaine ! Pour certaines personnes c’est une satisfaction de le savoir tant leur vie s’est construite autour de cet objet aussi addictif que néfaste. Donc voilà, vous avez vu que vous êtes capable de vivre sans ! Voilà un point de départ dans cette longue bataille qui vous rendra votre indépendance, votre liberté !

Donc il n’y rien absolument rien de tragique à la rechute, soyez indulgent avec vous même et procéder par étape, à chaque jour suffit sa peine et chaque jour repris à l’ennemi est déjà une victoire !

 

Deuxième chose à savoir : Pourquoi arrêter de fumer est-ce si difficile ?
Ne vous trompez pas d’ennemi !

 

 

 

 

La cigarette est une addiction, comme toute addiction ou dépendance l’ennemi à combattre n’est pas la cigarette ou l’objet en lui même mais juste vous même ! Donc gardez bien en tête que votre pire ennemi c’est vous même. Cela vous fera gagner du temps et vous permettra de concentrer votre énergie au bon endroit pour augmenter votre efficacité !

La difficulté principale prend racine ici et la solution ressemble à ça :

  • Plus vous gagnez en connaissance de soi, plus vous affirmez votre indépendance.

 

  • Plus vous gagnez en mieux être plus il est facile de s’affranchir d’une béquille comme la cigarette.

Voilà, maintenant vous connaissez votre ennemi, il sera d’autant plus facile à combattre !

 

Troisième chose à savoir : Connaître ses motivations !

 

Voilà un point fondamental, il s’agit ici de connaître les raisons qui vous poussent à arrêter, j’ai déjà pu vous donner quelques exemples de motivation en introduction de cet article mais la liste n’est pas exhaustive dans la mesure où chacun est différent et ne trouvera pas les motivations au même endroit. Si ces motivations ne sont pas encore très claires pour vous, je vous invite à y réfléchir sérieusement dès maintenant. Etant donné que celles-ci sont propre à chacun, je peux déjà vous donner quelques conseils des choses à ne pas faire pour réussir votre challenge !

 

  • Ne pas arrêter de fumer pour les autres

En effet, arrêter de fumer doit être une décision toute personnelle et ne doit répondre à aucune pression de la part d’un tiers qu’il s’agisse de votre compagnon, compagne, mère, père, vos enfants, employeurs ! C’est une démarche que vous faites pour vous car vous vous rendez compte qu’elle vous est bénéfique et va vous aider à être plus heureux et épanoui ! Si vous n’êtes pas disposé à le faire pour vous c’est que vous n’êtes pas encore prêt !

  • Ne pas avoir d’activité physique

Il est évident que dans les premiers temps, arrêter de fumer peut engendrer un certain stress du au manque de nicotine notamment, c’est pourquoi l’activité physique va jouer un rôle important dans le processus d’arrêt. En effet, celle-ci va vous permettre d’évacuer le trop plein de stress, de compenser les calories que vous brûliez en fumant et de reconnecter avec votre corps. On oublie souvent de le dire mais à partir d’un paquet par jour, fumer permet de brûler l’équivalent de 200 ou 300 calories ce qui représente un 1000 mètres de natation pour une personne de 68kg environ.

 

  • Ne pas se faire plaisir

La notion de plaisir est essentielle ici, car nous parlons dépendance, frustration, il faut absolument compenser par cette notion de plaisir qui permettra de vous ouvrir les portes du bien être par la suite. Cela peut-être d’aller chez le coiffeur, s’acheter un ou des vêtements qui nous mettent en valeur, s’autoriser quelque chose qu’on a toujours reporté jusqu’à présent, se faire un city trip, sauter en parachute, vous payer un vol en montgolfière. Il faut vraiment qu’il y est déjà rapidement un changement manifeste qui vous offre un bénéfice et un plaisir  immédiat à l’arrêt et vous encourage à continuer. Il faut créer le changement et enclencher une dynamique positive qui va aller en s’accroissant.

 

Quatrième chose à savoir : Se préparer psychologiquement 

 

Comme chaque combat ou nouvelle bataille, celle-ci se prépare psychologiquement d’abord. Il faut vous mettre en condition et préparer votre plan d’action. Cela veut dire surtout quand et comment !

 

  • Quand ?

A cet effet, je vous déconseille de choisir les dates type bonne résolution comme le jour de l’an, ou la journée national sans tabac mais bien une période ou une date qui vous parle personnellement. Un moment qui va correspondre à un changement dans votre vie et vous aider à la réussite de ce challenge. Un déménagement, des vacances au soleil, un changement de travail, une séparation, une nouvelle relation amoureuse…. En bref, tout changement qui amènerait un effet positif dans votre vie et ceci est vraiment fondamental et très important. Choisissez, de préférence une période estivale où les effets anti-déprime du soleil vous aideront à passer le cap du sevrage !

 

  • Comment?

Pensez bien à tout ce qui pourrait vous soutenir lors des premières semaines de sevrage. N’hésitez surtout pas à vous faire aider et ce n’est surtout pas un signe de faiblesse bien au contraire. Reconnaître que l’on a besoin d’aide quand c’est le cas, c’est le début de la sagesse et de la maturité.

Pour ma part, je ne pouvais envisager sereinement de sevrage sans l’aide des patchs de nicotine pendant les deux ou trois premières semaines. Ceux-ci m’ont permis d’éviter les fringales liées au manque de nicotine car la nicotine  provoque de fausses sensations de faim ce qui entraine les fumeurs abstinents à manger d’avantage donc il vaut mieux le savoir. Ensuite, ceux-ci m’ont permis de fonctionner normalement sans avoir une obsession de la cigarette car la nicotine comme toute substance qui se fixe sur notre cerveau entraîne un manque tel que celui-ci semble incapable de fonctionner sans sa dose quotidienne ce qui est en partie vrai !

Ensuite, il faut savoir qu’une habitude doit systématiquement être remplacée par une autre. Donc une personne qui est habituée à fumer doit pouvoir compenser ce manque par autre chose. Dans mon cas j’ai opté pour le thé, mais l’eau ou la tisane sont encore de meilleures options. Chaque matin je me prépare mon thermos de thé vert avant de partir au travail et si l’envie de fumer se fait sentir je compense utilement et intelligemment en buvant mon thé sans sucre biensûr.

Ne pas hésiter à rompre l’isolement de l’arrêt et se faire aider, un tabacologue,  un groupe d’entraide… moi j’avais choisi une option intéressante un coach et une communauté virtuels via une plateforme suisse très efficace ! je la recommande vivement, ils vous accompagnent jusqu’au un an du sevrage au moins  . Ce site regorge de conseils, trucs et astuces.

http://www.stop-tabac.ch/fra/

Enfin, pensez à préparer votre environnement et éviter toutes les situations à risques notamment les premiers temps. On élimine tout ce qui nous rappelle notre vie de fumeur (cendrier, briquet, cigarette…). On évite toute substance qui s’accompagnait systématiquement d’une cigarette (café, alcool, repas trop copieux…). Et on fréquente des lieux et personnes non fumeurs au moins dans les premiers temps pour éviter toute tentation inutile.

Cinquième chose à savoir : pour éviter la rechute s’attaquer à la racine du problème !

 

Attention ce dernier point n’est pas valable pour tout le monde mais en particulier les gros fumeurs car fumer n’est pas un acte anodin et il doit conduire le fumeur à s’interroger plus avant sur les motifs de son tabagisme et ce qui le pousse à cette attitude, tout le monde ne devient pas fumeur, qui plus est un gros fumeur. La cigarette où le mini suicide quotidien :

 

 

 

Les poumons sont le lieu, le symbole de la place que l’on prend dans le monde, c’est à dire de la capacité à se réaliser.

Notre éducation occidentale nous apprend souvent à nous restreindre pour ne pas déranger l’autre. Une fois adulte, nous avons tellement bien appris la leçon que nous avons du mal à nous affirmer ou même à identifier nos besoins, tellement l’on s’est coupé de soi-même.

Le fumeur masque ainsi sa difficulté à prendre sa place dans le monde où tout simplement se réaliser personnellement !

D’un point de vue psychologique, c’est également un geste associé à une compensation affective, qui nous rappelle notre petite enfance quand l’acte de succion était notre unique lien au monde par le sein maternel nous alimentant. Ensuite en grandissant vient la tétine, le pouce et la cigarette qui sont des comportements provenant  du même manque ou besoin. Sachant çela, il est important de mettre en place parallèlement à l’arrêt, des actions allant dans le sens de sa réalisation personnelle comme se permettre de pratiquer une activité qui nous tient à coeur, entamer une formation dans un domaine qui nous passionne, réaliser un vieux rêve…. A l’heure d’ aujourd’hui de nombreuses méthodes de développement personnel sont à votre disposition pour vous aider et accompagner dans ce sens. Je mettrai moi-même à votre disposition un certain nombres d’articles pour vous guider mais également une bibliographie vous permettant de trouver votre chemin. L’offre pléthorique dans le domaine peut rendre la tâche difficile surtout quand le temps nous est compté. Je vous ferai donc bénéficier de mon expérience  en espérant de tout coeur qu’elle vous soit profitable et bénéfique.

 

Je n’ai plus qu’ à vous souhaiter bonne chance dans votre arrêt. Et pour continuer de vous convaincre et motiver, quand vous faîtes quelque chose de bénéfique et positif pour vous cela va crescendo et vous ouvre les portes d’une nouvelle vie. Vous reconnectez avec vous même et la vie prend un relief tout à fait différent, vous laissez le plaisir pour goûter au bonheur…

Tous mes voeux de réussite, de santé et de liberté retrouvé !

 

© ISABELLE HAYA BERTHIER 2012

2 comments

  1. bea dit :

    C’ est bien dit et la réalité
    J’ ai arrêté de fumer 16 annees et j ai repris quand mon mari est parti, pour vous dire qu’ on n’ est jamais guéri. J’ ai depuis 3 ans essaye 3 fois ma reussite fut de 3 mois mais suite à une contrariété j ai repris.
    Je pense que mon problème est qu’ elle me tient compagnie car meme si je suis entouree et active, j ai des moments de solitude affective tres durs mais je ne désespère pas puisque j ai decide d arreter encore une fois et j espere que ce sera la bonne car je connais le bien être de ne plus fumer.
    Le seul bemol c est que je suis entourée de fumeurs entre autre mon fils de 20 ans qui vit à ma maison.
    A tres bientot bea

    • admin dit :

      Salut Béa et merci pour ton témoignage !

      Oui je connais bien l’histoire mon père a eu le même parcours que le tiens. Quand on a été fumeur on le reste à vie et c’est une vigilance de chaque instant. Chaque cas est particulier et de ce fait mérite aussi une solution particulière. Prendre conscience de son mal contribue a déjà la moitié voir plus du chemin vers la guérison. Tu parles de solitude affective et c’est très bien vu. Il est vrai que la cigarette vient illusoirement nous remplir avec la fumée d’un manque affectif, d’un vide qui nous habite tous à un moment donné dans notre vie et chacun va y réagir à sa façons plus ou moins bien d’ailleurs. Dans ton cas, il serait souhaitable de prendre le problème différemment et voir de quelle manière tu pourrais solutionner cette souffrance, ce sentiment de vide affectif différemment d’avec une cigarette et tu verras que les choses se feront bien plus facilement.
      Etre entouré de fumeur peut être un frein mais dans ce cas il faut les avertir et trouver un modus vivendi entre vous, désigner des lieux où il est autorisé ou interdit de fumer. Pour rappel, j’ai commencé l’arrêt définitif de la cigarette en plein divorce ! Même si au premier abord cela peut ne pas sembler les meilleurs conditions pour un arrêt, cela a fait ma force car le stress supplémentaire du divorce à renforcer ma détermination à arrêter au lieu de me rendre plus vulnérable mais c’est quitte ou double tout dépend de chacun et de son histoire personnel !
      Tous mes voeux de réussites et si tu as des questions Béa, n’hésites pas à m’en faire part, si je peux t’aider ce sera avec plaisir.

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